Assises sur le muret du potager

Nous rêvions à haute voix

L'enfant obscur que j'étais alors

Prenait la Lune pour témoin

J'égrenais les promesses de vie distraite

Comme ce chapelet de vigne précieuse

Au goût que ne retrouveront jamais

Mes mots, mêlés aux consonnes anisées

Du prénom « Elise » que ma cousine

L'enfant solaire prévoyait de donner

À sa fille imaginaire

Vigne hosties de promesses pleines

Rappelées à moi chaque Lune pleine

Fantômes d'un été

Jamais goûté